Université de Bordeaux MontaigneCluster of excellence

Développer méthodes & outils

Le dialogue noué par Crisalidh avec une grande diversité de partenaires - institutions engagées dans le soutien à l'innovation sociale, porteurs d'initiatives et collectifs engagés dans l'innovation sociale, chercheurs extérieurs à Crisalidh - permet de repérer les besoins émergents et les ressources mobilisables, qu'elles soient issues de la recherche ou des pratiques des acteurs de terrain.

Un des enjeux est notamment de contribuer à équiper les acteurs sociaux de méthodes et outils permettant une meilleure prise en compte des facteurs et impacts extra-économiques qui entrent en jeu ou sont générés dans les processus d'innovation sociale.

La notion, bien mal nommée, de capital social1, qui joue un rôle important dans ces processus, ou encore celles d'"utilité sociale" ou d'"impact social" souvent invoquées pour "mesurer" l'innovation sociale méritent une attention particulière pour ne pas être enfermées dans la vision économiciste que favorise un usage inconsidéré d'outils et méthodes souvent pensés à l'aune de la seule performance financière.

C'est pourquoi Crisalidh souhaite contribuer au développement de méthodes et outils s'inscrivant dans l'esprit de la déclaration de Montréal sur l’évaluation et la mesure d’impact social co-écrite par le TIESS (Territoires innovants en économie sociale et solidaire), le Chantier de l’économie sociale, le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM), le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’économie sociale et de l’action communautaire (CSMO-ESAC), le Collectif des entreprises d’insertion du Québec (CEIQ) et  le Conseil québécois du loisir (CQL).

1: Pour le sociologue Alain Caillé, "le capital social d’un acteur, individuel ou collectif, d’une institution, d’un pays, etc., c’est l’ensemble de ce qui, dans leurs actions et dans leurs représentations, donne la priorité hiérarchique aux considérations extra ou anti-utilitaristes sur les considérations d’intérêt immédiat ; bref, c’est l’ensemble de ce qui ne fonctionne précisément pas comme un capital. Ou, en plus ramassé : le capital social, c’est tout ce qui échappe (encore) au capital".

Alain Caillé, « Préface », in Antoine Bevort et al., Le capital social, La Découverte, « Recherches/MAUSS », 2006 (), p. 7-18.



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